Bon, je vais en remettre une couche et essayer d'expliquer un peu mieux le problème de la rémanence rétinienne... qui est le principe valable pour la roue de vélo, de voiture, des images cinéma et de bien d'autres choses perceptibles que notre cerveau analyse d'une façon tellement systématique que les anomalies et abbérrations ne nous semblent plus exister.
Commençons par décomposer le principe de la vue d'une manière simple :
TOUT (sans exception) ce que nous voyons est une onde. Il s'agit de distortion des photons provoqués par la traversée d'un champ par de multiples objets (la poussière et l'air étant les principaux). Dès qu'il y a source de lumière et au moins deux matières différentes, il y a distortion.
L'oeil, organe précis mais qui a de nombreux défauts, va agir comme intermédiaire entre ces ondes provoquées par les distortions et notre cerveau qui va analyser et décoder ces dernières. Le cerveau va donc "comprendre" des informations à travers un réseau qui est décomposable en trois grands types :
1 - la matière : l'objet, l'air (avec la poussière) et l'ensemble organique de l'oeil.
2 - La lumière et les distortions : source, reflections et photons.
3 - L'information : c'est la codification après analyse des matières et des lumières.
Hors, comme je l'ai dit, l'oeil n'est pas parfait, puisque, pour commencer, il faut qu'il se nettoye (les battements de cils et le liquide lacrymal). Puis il faut comprendre que le cerveau fonctionne par impulsion electriques (principe de la photodiode) qui sont le fruit d'une transformation des milliards de terminaisons nerveuses activées, transmise au nerf optique par la cornée.
MAIS le cerveau travaille en moyenne 700 fois plus vite que le reste du système nerveu... !
Bref... ce qui nous intéresse ici, c'est de savoir que lorsqu'une roue tourne, lentement, notre oeil va "capter" chaque information "lumière" de chaque élément "matière" et notre cerveau va analyser puis décoder et enfin nommer en langage d'assimilation chaque instant. En accélérant un peu, les rayons ou l'enjoliveur (effectivement, ça fonctionne aussi avec les roues de voiture) vont commencer à se confondre : notre atteint sa première limite physique... celle du nombre d'informations "matière"...
En accélérant encore un petit peu, l'oeil atteint sa seconde limite : la perte de certaines informations "lumière". Le résultat est immédiat. Un peu comme le Son numérique est une reproduction point par point d'une courbe de son analogique, nous "échantillonons" la lumière lorsque notre oeil ne peu assimiler toutes les informations "lumière"+"matière". Donc, notre oeil réagit, via la cornée et le nerf optique, à une certaine cadence (j'évite volontairement le mot "fréquence" pour ne pas créer de confusion) et transmet au cerveau ces informations ponctuelles. Le cerveau décode cela et va, immédiatement corriger le manque d'information par des "réglages" organiques. Il va laisser en mémoire des petits instants d'information "lumière" et "matière". C'est la rémanence.
Accélérons encore, le nombre d'informations va augmenter et notre oeil, conjointement au cerveau, va selectionner, toujours selon la même cadence, les informations "lumière" et "matière" mais le cerveau sélctionne en fonction de la pertinence de la lumière et d'un point de repère donné, ce qu'il va interpréter. Ainsi, en cessant de se forcer à voir et en mettant notre pupille au repos ou simplement en se détendant, la vitesse de cette fausse rotation va varier... je pense que nombre d'entre vous l'on fait. Ou bien, il suffit de changer son axe de vue et la vitesse ou encore le "rayon" (si c'est une roue de vélo) qui se déplace va changer aussi.
On utilise donc ce défaut au Cinéma et à la télévision pour faire croire à notre oeil et au cerveau que ce qu'il voit est "continu"... alors qu'en fait, il ne voient, l'un comme l'autre qu'une suite d'informations discontinues... et très rapidement, peu après l'invention du Cinematographe, on s'est aperçu que l'oeil et le cerveau se contentaient d'environ un vingtaine d'images par seconde pour analyser, décoder et siginifier ce qui nous entoure. Avec les années, on a pu quantifier à 24 images par secondes qui est un nombre bien supérieur (en fait, l'oeil et le cerseau se contentent de 21 images par seconde) à nos besoins.
MAIS POURQUOI ON VOIT LES RAYONS DE LA DILIGENCE ALLER À L'ENVERS ALORS, SI AVEC 24 I/S ON PERÇOIT UN SEMNLANT DE RÉALITÉ...?
c'est simplement parceque la caméra est un principe optique basé sur le ménisme de l'oeil et du cerveau : l'objectif, avec son optique peut s'apparenter à l'oiel et la pellicule ou les capteurs CCD sont le cerveau qui servent à décoder, analyser et transformer les information de lumière. Ainsi, lorsque la fenêtre de l'obturateur s'ouvre et se ferme 24 fois par seconde, il "échantillone" la matière et la lumière pour que le capteur ou la pellicule analyse l'image à vet instant T. Donc, si la rotation des rayons est de 24 tours par secondes, la roue nous semblera à l'arrêt... tout multiple de 24 fractionné (coefficient inférieur à 1)nous donnera une impression de vitesse rapide et vers l'avant... et tout multiple de 24 non fractioné (coefficient supérieur à 1) nous donnera une impression de vitesse rapide avec un mouvement contraire... lorsque ce ne sont pas des multiples de 24, le mouvement perçu (qui est simplement un changement de position des rayons à l'instant T et 24 fois par seconde) va varier selon un coefficient calculé par le rapport d'obturation et le nombre de tours par seconde...
Si vous avez une Webcam, un test assez amusant à faire est de filmer un écran CRT (les moniteurs à tubes!) car l'écran d'ordi CRT est cadencé à 60Htz en général... Cela veut dire que que le faisceau d'electrons qui est projetté sur la paroie du tube (ce que nous appellons l'écran ou la dalle) parcourt 60 allers-et-retours par seconde. Hors, une caméra est, par défaut, calibrée pour fonctionner en 25 images par secondes (puisque alimenté par un courant électrique issu du 50 Htz... soit deux périodes de 25 Htz de polarités opposées qui vont donc donner 50 frames ou demi-images).
Donc, lorsqu'on filme l'écran, on voit comme une ligne qui se trace et qui descend ou qui monte selon comme on regarde

...
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et lorsqu'on règle la caméra sur du 30 images par secondes (soit, 60 frames ou demi-images si vous préférez....) oh ! miracle : le balayage disparait !!!
[flash=430,358]http://www.wat.tv/swf2/195811eCTuaMR2215565[/flash]
Donc, on va revenir dans le sujet initial : l'aliasing... car, en vidéo plus qu'en Son encore, on parle d'antialiasing très fréquemment... et le principe est le même (avec une nuance que je préciserai dans quelques lignes * ) : avoir une fréquence qui soit le double du signal.
Donc, pour 25 images / seconde, une fréquence de 50Htz
et
pour 30 images / seconde, une fréquence de 60 Htz.
* : les appareils vidéo ou basé sur l'optique mécanique, n'ont pas de "cerveau" ou d'intelligence comme nous et nos yeux, donc, ils enregistrent le moindre défaut sans réajustement... c'est pour cela que si la fréquence n'est exactement au coefficient 2, ou observe encore un effet de crênelage.
C'est aussi pour cela que sur tous les camescopes et caméras broadcast, il y a un "shutter" qui permet de réajuster de problème de fréquence et de phase (car il arrive que l'on soit sur la même fréquence mais avec un décalage de la phase !). Ces dernières années, les camescope grand publique, ont beaucoup innové dans le domaine de la crrection et la direction d'image... on loin des modes autofocus simples des années 80 et presque tous les appareils font ces corrections grâce à des puces qui servent d'AI et donc, entre de gros guillemets "viennent remplacer la cerveau" .
Bon, je fais une petite pause... j'ai un coup de barre moi !!! ma tension baisse sa fréquence !!!!!!