Merci à vous pour vos participations respectives enrichissantes ! Continuez comme ça !
privteer a écrit:Par contre, je met un petit bémol (:lol:) sur la comparaison avec le principe de l'image
Merci Privteer pour ce bémol.
Pour le 24 images/ secondes, malgré le fait qu’il y a d’autres taux images / secondes, tu comprendras que le 24 image/seconde reste, pour le commun des profanes, une ch’tite référence qui n’est pas erronée. Bons nombres de films, au cinéma, ont fonctionnés, fonctionnent avec le taux de 24 images/secondes. Pour la rémanence rétinienne, tu confirmes que le processus de voir la roue ralentir alors que la cadence augmente cela n’est imputable qu’à cette stricte rémanence rétinienne, aucun rapport avec le taux images/secondes ? Dans ce cas, ton bémol est plus qu’un bémol, ça devient un cluster joué par un orchestre wagnérien, car cela éclaire l’impertinence de mes propos.
Peu importe ce qui engendre quoi, j’ai utilisé cette comparaison pour cette raison :
Image: La roue tourne de plus en plus vite et on la voit ralentir.
Son avec aliasing : Le son monte en fréquence ( et donc oscille plus rapidement ) et on l’entend descendre en fréquence.
Si je fais fausse route complètement en donnant aux gens ce petit point de départ pour que les personnes puissent avoir une certaine idée comparative de l’aliasing sonore dans le monde visuelle, alors je ne demande pas mieux que vous puissiez guider le pauvre petit pèlerin du savoir que je suis.
Malgré tout, je présupposais que même en augmentant le taux images/secondes on pourrait être prisonnier de notre faculté humaine de la vision :
francolamuerte a écrit:Le cinéma fonctionnant à 24 images secondes, les mouvements de roue n’arrivent plus à être restitués correctement. Pour ce faire, il faudrait avoir une meilleure « fréquence d’échantillonnage » ici visuelle. Et encore, sans doute qu'on se buterait à la faculté de l'oeil humain « d'échantillonner » convenablement un détail mouvant d'une image donnée.
Mon point étant que si, au cinéma, on avait un taux de 192 000 images par secondes et si notre œil ( et surtout notre cerveau ) était capable de découper temporellement la succession de ces 192 000 images différentes par secondes, sans doute que la roue du chariot western ne nous apparaitrait pas ralentir alors qu’elle accélère. Tu comprends mieux ma comparaison ?
Je comprends que le phénomène d’aliasing sonore ne dépend pas de notre capacité humaine, alors que, visiblement (noter l’adverbe

) au niveau visuel, le trouble de la roue serait davantage relié à cette capacité humaine, tu fais bien de le préciser privteer ! Encore une fois, si vous avez de meilleurs rapprochements à faire entre l’aliasing sonore et d’autres phénomènes que l’on peut expérimenter dans la réalité, indiquez-les ici ! Merci donc encore à toi privteer pour ces précisions qui font avancer les choses et me remettent à ma place !
rbeg a écrit:Moi je dis respect à toi Franco pour cette analyse du phénomène d'échantillonnage et surtout pour ton analogie visuelle d'un phénomène sonore, avec la roue éclairée par une lumière stromboscopée. Je trouve que tu expliques bien mieux le phénomène que ne l'a fait mon prof de physique concernant Shannon. Le type de réfflexion que tu fais prévaut sur la théorie, ce sont les expériences de ce type qui précèdent les théories mathématiques.
Alors, elle est bonne ma comparaison ou elle est pas bonne ?

J’explique mieux le phénomène de l’aliasing que ton prof de physique rbeg ? Allons, allons ! Je sais que tu m’aimes bien et que t’aimes bien me faire plaisir, mais n’y aurait-il pas un peu de flagornerie ici, hihi ! J’exagère, tant mieux alors si ce mon petit énoncé peut aider à mieux s’y repérer, surtout pour ceux qui n’ont aucune idée du phénomène.
En tout cas tu es très vulgaire rbeg ! Je veux dire, tu vulgarises pas mal bien ! Avec l’illustration de l’image on arrive bien à suivre la logique qui en découle. Échantillonner la courbe rouge avec un trop faible taux d’échantillonnage ne peut pas rendre la courbe rouge audible comme elle est. L’échantillonnage « prend ce qui passe » ( un peu comme le fait la fonction « sample&hold » des synths non ? ) et si « ce qui passe » passe trop rapidement pour la vitesse d’échantillonnage et bien c’est impossible de restituer « ce qui passe » comme il faut. Et il est normal que cela se résulte en un son plus grave ( soit la courbe bleue dans ton graphique ).
Dans le même esprit rbeg, j’ai remarqué qu’une fréquence sinusoïde très aigue ( à la limite de la fréquence de nyquist ) devenait de forme quasi « triangulaire » lorsqu’on zoom. Cela est justement sans doute imputable au fait que la fréquence d’échantillonnage ne peut plus « suivre » en « prenant ce qui passe sous son nez ». Ce qui fait que la sinus perd la subtilité de sa courbure féminine pour une forme d’onde plus anguleuse masculine. L’aliasing serait en fait un changement de sexe fréquentiel ! Révélation ici ! Merci encore à toi rbeg pour ton paragraphe que je vais relire souvent.
l.eau a écrit:Je ne vois pas le rapport avec l'aliasing dont on parle en infographie. Du moins, j'ai du mal à visualiser la chose.
Même avec ma nouvelle intervention qui explique davantage pourquoi j’ai choisi le mouvement de la roue western comme analogie visuelle ? Sinon, toi aussi, l.eau, si tu as de meilleures analogies à faire à propos de l’aliasing sonore, n’hésite pas !
pluton a écrit:Ton exemple me donne plus une impression de clipping que d'aliasing
qu'entends-tu par clipping ? Ce dont parle Franco n'est a priori pas un problème de clipping
Je me pose la même question que pluton sur ce qu’affirme l.eau. Que veux-tu dire par « cliping » l.eau ?

Umans a écrit:Le meilleur exemple d'Aliasing que je connaisse se trouve sur les synthés casio et yamaha
d'autrefois ou de bas de gamme.
Ils utilisent un taux d'echantillonage de 16 bits à 22Khz.
L'on entend une persistance synthétique après le relachement des touches.
C'est du plus bel effet !
Merci pour le tuto.

Yeah Umans, c’est pas vraiment un tuto, mais un thread participatif qui visiblement débute bien ! Tu fais bien de mentionner que certains échantillonneurs numériques sont reconnus ( et même recherchés ) justement pour leur sonorité « aliasé ». Là où l’aliasing me dérange c’est lorsque les émulations logiciels se basant sur des synths hardware analogues vintage comportent beaucoup d’aliasing. Les produits d’Arturia me semblent bien fabriqués pour réduire la plus possible les effets d’aliasing dans le son.
Pour les questions autour de la profondeur de bit ( 8, 16, 24, 32, 32 à virgule flotante ), c’est précisément encore une fois, le genre de sujet très intéressant qui est trop peu souvent représenté avec des exemples sonores, des analogies, bref avec un discours plus « vulgaire et accessible ». sans pour autant tomber dans l’infantile et l’accessoire. Cette profondeur de bit mériterait un thread entier comme celui que nous sommes en train de construire tout le monde ensemble dans la bonne humeur.
Au plaisir !
